Lyme chez l’Homme

Written By: admin - avr• 28•12

Souvent ignorée et mal détectée par le corpus médical français elle ferait des ravages nombreux et silencieux… et ce malgré son statut de maladie rare.

Qu’est ce que c’est ?

La Maladie de Lyme ou Borréliose est une maladie due à une bactérie (Borrelia Burgdorferi). Elle fait partie des maladies vectorielles et est considérée comme une maladie émergente.

Cette bactérie est transmise à l’homme par la morsure d’une tique surtout au printemps et à la fin de l’automne.  Elle fait partie de la famille des spirochètes, longue et mince, elle présente à la fois un mouvement de rotation et de translation.

Elle se traduira sous deux formes selon :

  1. qu’elle soit détectée rapidement et traitée à temps avec les antibiotiques adaptés
  2. qu’elle soit passée inaperçue, la plupart du temps la maladie deviendra alors chronique et le traitement difficile

Le nombre de malade est en croissance constante en Europe et en France y compris dans des régions qui étaient répertoriées comme « sans risques » :

  • Le sud-est (Alpes Maritimes, Var, Hautes alpes…)  n’est par exemple pas une zone sous surveillance
  • La région de l’Alsace très touchée bénéficie d’une meilleure sensibilisation des médecins à ce type de maladies

Ces tiques du genre Ixodes, de la classe des arachnides ( sous classe des acariens) sont des parasites hématophages (qui sucent le sang des vertébrés). Elles mesurent de 1 à 3 mm à jeun et atteignent 30 mm gorgées de sang. Elles se contaminent en mordant les animaux sauvages (cerfs, rongeurs, oiseaux migrateurs, reptiles…) ou domestiques (chiens, chats…). Ces animaux sont le réservoir de la maladie. Il faut savoir cependant qu’elle n’est pas contagieuse d’homme à homme. C’est la femelle qui pond ses œufs dans un abri du sol d’où les larves éclosent au bout d’un mois et après deux ou trois semaines recherchent un hôte et se nourrissent de son sang une seule fois de 3 à 5 jours. Elles se transforment ensuite en nymphes  avec le même comportement que les larves : repas unique,4 à 5 jours puis se détachent de leur proie. Après quelques mois les tiques adultes deviennent asexuées, seules les femelles pondent, piquent,  se nourrissent.

 

Les Origines

Les borrélioses existaient déjà depuis longtemps,  mais la maladie elle-même tire son origine de Lyme, une ville du Connecticut aux États-Unis. Cette maladie a été détectée pour la première fois en 1975.

En effet, les mères de deux enfants atteints d’arthrite rhumatoïde avaient constaté que plusieurs enfants de la commune souffraient des mêmes symptômes. Les épistémologistes de l’Université de Yale alertés firent donc des recherches et finirent par découvrir certains faits : la présence de cette arthrite dans Lyme était cent fois supérieure que dans le reste des États-Unis et les cas se trouvaient plus nombreux en été et dans certaines zones géographiques. Parmi les cas recensés plusieurs patients se souvenaient avoir été mordus par une tique quelque temps avant et disaient avoir présenté une rougeur au niveau de la morsure.

Les chercheurs pensent alors à une maladie infectieuse et découvrent plusieurs symptômes neurologiques et autres complications chez les malades.  Les médecins  n’arrivent toujours pas à soigner les victimes et l’agent infectieux reste inconnu. C’est grâce à Willy Bergdorfer ( médecin et entomologiste) que la bactérie est mise à jour. Il la découvre dans le tube digestif d’une tique et fait de nombreuses expériences prouvant que ce  spirochète était bien  la cause de le maladie de Lyme. C’est en son honneur que la bactérie sera nommée borrélia burgdorféri.

SYMPTOMES

Dans les jours suivants à l’emplacement de la morsure apparaît une rougeur (pas toujours présente) qui peut s’associer à de la fièvre, des maux de tête,  des douleurs articulaires et musculaires :  c’est une maladie multiviscérale et multisystémique.

Cette maladie évolue selon trois phases :

- primaire : lésion de la peau mais  la morsure peut passer inaperçue, et la maladie peut ne se déclarer qu’après quelques années.

- secondaire : sans traitement le malade va rencontrer des complications : cutanées, articulaire, nerveuses, cardiaques ou oculaires. A ce stade, la maladie peut guérir spontanément ou évoluer vers la troisième phase

- tertiaire : évolution chronique des symptômes qui aboutissent à des handicaps mentaux et physiques

Si la maladie est décelée tôt et correctement traitée elle n’aura aucun retentissement sur la vie du patient. Au contraire, si elle devient chronique les conséquences peuvent être dramatiques : perte d’autonomie, perte de travail, incompréhension des proches face à cette maladie non reconnue.

 

PREVENTION

Les personnes travaillant en plein air comme les bûcherons, les agriculteurs… sont les plus exposés et doivent se montrer très vigilants et se protéger le plus possible.

Pour les promenades en campagne ou forêt :

  • porter des vêtements couvrants, clairs, mettre le pantalon dans les chaussettes et utiliser des chaussures fermées
  • Suivre de préférence des sentiers tracés
  • Employer des répulsifs
  • au retour à la maison, inspecter soigneusement la peau (les tiques peuvent se fixer sur différentes parties du corps, le cuir chevelu, derrière les oreilles…)

Si vous possédez un jardin, veillez à tondre la pelouse régulièrement.

Ne pas oublier vos animaux de compagnie : chiens, chats… des produits existent pour prévenir l’installation.  Surveillez les aussi et si vous constatez une perte d’appétit de l’animal, une léthargie, des vomissements, il vaut mieux le faire examiner par un vétérinaire. Enfin, mieux vaut éviter de dormir avec eux.

Enfin, il faut savoir que risque de transmission de la maladie par la tique augmente avec le temps de fixation ( avant 24 heures : risques réduits, après 72 heures  : risques majeurs).

Que faire en cas de fixation d’une tique :

  • éviter alcool, éther, produits agressifs (risque de régurgitation de la tique, d’où risque accru d’infection)
  • utiliser la pince reste le moyen le plus courant : la mettre au plus près des pinces buccales de la tique et tirer sans torsion. Cependant si la tique se casse il y aura risque de réaction locale, mais plus de transmission de l’infection
  • crochet tire-tic le plus sûr
  • éviter le contact direct avec les doigts, car en cas de petite plaie il y aurait un risque d’infection
  • désinfecter ensuite à l’alcool
  • ne jeter pas la tique dans les lavabos ou dans les toilettes car elle ne se noierait pas. La jeter plutôt dans un peu d’alcool ou d’eau de javel

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